Le président centrafricain, François Bozizé, sera investi le lundi 15 mars 2010 par son parti le KNK pour briguer un autre mandat de cinq ans à la tête du pays, a apporté l’Indépendant dans son édition d’hier jeudi 11 mars 2010.
L’investiture de François Bozizé en tant que candidat à la prochaine élection présidentielle coïncide donc à la date anniversaire de son arrivée au pouvoir par coup d’État le 15 mars 2003 avant de se faire légitimer en 2005.
Ces prochaines élections législatives et présidentielles dont la date a été fixée le 25 avril prochain, ne restent pas moins incertaines. « La pacification du pays et l’aboutissement du programme DDR constituent un préalable à un recensement électoral fiable sur l’ensemble du territoire national. Outre la prise en compte de milliers de jeunes qui ont maintenant atteint l’âge de voter, huit préfectures sur seize que compte le pays sont le théâtre de conflits armés », avait estimé la coalition de l’opposition.
Le Collectif des forces du changement qui regroupe ex-rebelles, opposition radicale et centristes, devait organiser hier jeudi une conférence de presse à Bangui pour annoncer une position officielle sur la question des élections. « Bozizé ne doit pas se tromper. Trop c’est trop. Ce n’est pas une faiblesse de l’avoir laissé diriger le pays à sa guise durant les cinq années de son mandat. Il a eu tout le temps de s’en mettre plein la poche et de plonger le pays dans une situation inextricable. S’il s’amuse encore à se foutre de la misère du peuple en maintenant la date des élections au 25 avril pour opérer un hold-up électoral, il marchera sur nos corps », a menacé sous le couvert de l’anonymat l’un des membres de ce collectif.
Pour apaiser ces esprits surchauffés, le président Bozizé devra considérer les revendications des uns et des autres afin de trouver un bon compromis susceptible de favoriser l’organisation des élections libres et transparentes.